J’aime beaucoup la photographie. Malheureusement, je ne suis pas très douée. Même si j’aimerai moi aussi faire de beaux clichés, je ne sais pas cadrer, jouer avec les lumières ou encore moins choisir le modèle. Lorsque je prend mon appareil photo, j’ai toujours une idée en tête. Mais rares sont les fois où le résultat correspond à l’effet souhaité. Alors je me contente d’admirer les œuvres des autres. Ainsi je les envie, je les jalouse, je les admire surtout !

Ce que j’aime particulièrement dans la photographie, c’est la manière dont certains artistes arrivent à représenter la vie. Bien évidemment j’apprécie les portraits, mais je peux aussi bien aimer contempler la photographie d’un rocking-chair sur le perron d’une vielle maison, et l’imaginer basculer légèrement comme si une vielle femme venait tout juste de se lever. Je peux très bien aussi aimer la photographie d’un lit défait, que j’imagine encore chaud. Ou bien encore une tasse de café qui vient à peine d’être dégusté.

Je passe donc des heures à flâner sur des sites, des blogs ou des portfolios de photographes. Qu’ils soient professionnels ou amateurs. Et figurez-vous que lundi, j’ai découvert sur Flickr Heather Evans Smith. J’ai d’ailleurs utilisé une de ses photos pour mon article Une histoire de reveil matin. C’est une professionelle cette fois-ci, qui m’a tenu en émoi de longues heures (il faut dire que j’aime détailler chaque élément). Pour vous la faire découvrir, j’ai selectionné quelques clichés sur un thème que j’ai choisi : “Women in Red”.

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7h30. Le réveil émet ses premiers cris stridents.
J’ouvre un oeil, puis l’autre. Les draps sont bien chauds, l’air est frais. Non, ce n’est pas encore l’heure, mon corps réclamme quelques minutes supplémentaires. Je tente tant bien que mal de me pencher vers le perturbateur pour l’etteindre, en passant par dessus l’Homme, qui lui dort toujours profondément. Je le bouscule, il laisse échaper un petit grognement. Le bruit cessant, je m’enfouis de nouveaux dans les draps chauds, et me blottis contre l’Homme. Je me rendors.

Le reveil sonne de nouveau.Je fais semblant de pas l’entendre. Avec de la concentration, j’arrive maintenant très bien à faire abstraction de ce vacarme matinal. Ce n’est pas le cas de l’Homme. Dans un grommellement de mécontentement, il y met fin. Et se rendort. Tout comme moi, une fois de plus.

Le reveil se fait insistant. Cette fois, je dois me lever. L’Homme aussi mais lui ne semble pas réaliser l’heure. Il dort toujours. Je suis décidément trop bien pour interrompre ce bien-être. Blottie contre son corps chaud, j’aimerai que ce moment dure toute la journée. Je réflechis alors à quelques supercheries pour rester ainsi dans les bras de Morphée mais la raison reprend toujours le dessus. Je dépose alors un baiser sur le front de l’Homme : “Chéri, c’est l’heure, je me lève, tu devrais en faire autant”.

Le reveil est désormais muet… jusqu’à demain matin. Je me faufile en dehors du lit, enfile mes chaussons. Il fait froid, mon peignoir ne sera pas de trop. Je file dans la cuisine y faire chauffer de l’eau. Le Chat ronronne et se frotte contre ma jambe. A sa grande satisfaction, je lui verse quelques croquettes. Puis, je file dans la salle de bain. Le contact de l’eau me réveille, je remonte la température pour l’apprécier d’autant plus. Je me pose mille et une questions. Que vais-je faire aujourd’hui ? Et si on partais en WE ? Est-ce que ma robe noire est repassée? Je la mettrai bien aujourd’hui. Et si on gagnait au loto ? Peut-être pourrais-je profiter de mes draps plus longtemps le matin ? Tiens, il faut que je pense à racheter du gel douche, la fin de celui-ci approche.

Des litres d’eau gaspillés plus tard, je retourne près de l’Homme vérifier qu’il soit bien éveillé. Il dort encore, bien évidemment. Un baiser, des caresses dans les cheveux, et le tour et joué. Doucement, il ouvre les yeux et me souris. L’heure tourne, plus que quelques minutes à pouvoir profiter l’un de l’autre devant un bon petit déjeuner. L’eau est chaude, le thé est prêt. Le Chat, rassasié, s’est recouché sur le canapé. Nous échangeons alors quelques gateaux, quelques mots. C’est l’heure, j’enfile mon manteau. Mon écharpe. Mon bonnet.

“A ce soir”
“Je t’aime”
“Moi aussi”

Photo de hsmithphotography

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Et oui, je fais parti de ces gens qui ont toujours un petit carnet à disposition pour lister. Lister quoi ? Je vous le demande bien ! Lister les courses à faire par exemple, lister les idées pour mes prochains articles, lister les gymnases et les cours de capoeira, lister les numéros de télephone des amis ou leurs anniversaires, lister les cadeaux que j’aimerai avoir à Noël…

Je suis une fan des listes. J’adore ça et j’en fait tout le temps à longueur de journée. Tous les jours, au travail, je met à jour ma “to do list” professionelle, et en rentrant à la maison, je regarde où j’en suis dans ma “to do list” personelle.

Et comme je suis très sympa, je vais vous la faire partager :

Comment ça vous vous en foutez ?

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Ô poussière ! ô acariens ! Ô crasse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux ménagers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
…etc…
Va, quitte désormais le dernier des humains,
Passe, pour me venger, en de meilleures mains.

 

 

 

Pour faire bref, C-ri et moi rencontrons demain soir celle qui sera probablement notre future femme de ménage. Celle qui sera mon bras droit dans cette guerre contre la poussière. Car ce n’est pas possible, nous sommes définitivement un couple de fénéant. C’est un fait. La poussière a déjà gagné plusieurs batailles, il fallait donc réagir avant qu’elle ne remporte la guerre. Cette femme devrai donc venir 2h par semaine, pour rendre “vivable” notre petit chez nous !

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Vous savez pas la dernière ? Mes voisins ont oublié de changer d’heure ce week-end. Jusque là rien de bien grave, vous allez me dire. Qu’est ce que cela peut bien me faire ? N’ai-je pas assez de soucis comme ça pour ne pas avoir à m’occuper de ceux de mes voisins que je n’ai même jamais vu ? Nan mais de quoi je me même après tout ! Chacun sa vie… Laisse les tranquille, Vanes, ces pauvres voisins…

EH BAH SI ! Ca me regarde !

Ces adorables “nouveaux” voisins, viennent d’emménager et ont décidé de faire des travaux dans leur appartement. Leur appartement qui est juste en dessous du mien. Leur appartement qui partage les même canalisations. Les canalisations qui retransmettent tous les bruits exactement comme si on y était. Si si, je vous le jure !

Dimanche matin, 08h00 pétantes… et probablement 09h00 pour eux (où alors ce sont de vrai connards, ce qui est également une hypothèse à garder sous le coude), nous avons eu la joie d’être réveillés par le doux son de la perceuse, et autres instruments de torture pour notre ouïe si délicate.

“ZOUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII”

Question à Maître Bergès* : je risque quoi pour un crime contre une perceuse électrique ?

 

 

* pour les incultes c’est le super avocat de Julien Courbet :p

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