Archives pour novembre 2008

J’aime beaucoup la photographie. Malheureusement, je ne suis pas très douée. Même si j’aimerai moi aussi faire de beaux clichés, je ne sais pas cadrer, jouer avec les lumières ou encore moins choisir le modèle. Lorsque je prend mon appareil photo, j’ai toujours une idée en tête. Mais rares sont les fois où le résultat correspond à l’effet souhaité. Alors je me contente d’admirer les œuvres des autres. Ainsi je les envie, je les jalouse, je les admire surtout !

Ce que j’aime particulièrement dans la photographie, c’est la manière dont certains artistes arrivent à représenter la vie. Bien évidemment j’apprécie les portraits, mais je peux aussi bien aimer contempler la photographie d’un rocking-chair sur le perron d’une vielle maison, et l’imaginer basculer légèrement comme si une vielle femme venait tout juste de se lever. Je peux très bien aussi aimer la photographie d’un lit défait, que j’imagine encore chaud. Ou bien encore une tasse de café qui vient à peine d’être dégusté.

Je passe donc des heures à flâner sur des sites, des blogs ou des portfolios de photographes. Qu’ils soient professionnels ou amateurs. Et figurez-vous que lundi, j’ai découvert sur Flickr Heather Evans Smith. J’ai d’ailleurs utilisé une de ses photos pour mon article Une histoire de reveil matin. C’est une professionelle cette fois-ci, qui m’a tenu en émoi de longues heures (il faut dire que j’aime détailler chaque élément). Pour vous la faire découvrir, j’ai selectionné quelques clichés sur un thème que j’ai choisi : “Women in Red”.

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7h30. Le réveil émet ses premiers cris stridents.
J’ouvre un oeil, puis l’autre. Les draps sont bien chauds, l’air est frais. Non, ce n’est pas encore l’heure, mon corps réclamme quelques minutes supplémentaires. Je tente tant bien que mal de me pencher vers le perturbateur pour l’etteindre, en passant par dessus l’Homme, qui lui dort toujours profondément. Je le bouscule, il laisse échaper un petit grognement. Le bruit cessant, je m’enfouis de nouveaux dans les draps chauds, et me blottis contre l’Homme. Je me rendors.

Le reveil sonne de nouveau.Je fais semblant de pas l’entendre. Avec de la concentration, j’arrive maintenant très bien à faire abstraction de ce vacarme matinal. Ce n’est pas le cas de l’Homme. Dans un grommellement de mécontentement, il y met fin. Et se rendort. Tout comme moi, une fois de plus.

Le reveil se fait insistant. Cette fois, je dois me lever. L’Homme aussi mais lui ne semble pas réaliser l’heure. Il dort toujours. Je suis décidément trop bien pour interrompre ce bien-être. Blottie contre son corps chaud, j’aimerai que ce moment dure toute la journée. Je réflechis alors à quelques supercheries pour rester ainsi dans les bras de Morphée mais la raison reprend toujours le dessus. Je dépose alors un baiser sur le front de l’Homme : “Chéri, c’est l’heure, je me lève, tu devrais en faire autant”.

Le reveil est désormais muet… jusqu’à demain matin. Je me faufile en dehors du lit, enfile mes chaussons. Il fait froid, mon peignoir ne sera pas de trop. Je file dans la cuisine y faire chauffer de l’eau. Le Chat ronronne et se frotte contre ma jambe. A sa grande satisfaction, je lui verse quelques croquettes. Puis, je file dans la salle de bain. Le contact de l’eau me réveille, je remonte la température pour l’apprécier d’autant plus. Je me pose mille et une questions. Que vais-je faire aujourd’hui ? Et si on partais en WE ? Est-ce que ma robe noire est repassée? Je la mettrai bien aujourd’hui. Et si on gagnait au loto ? Peut-être pourrais-je profiter de mes draps plus longtemps le matin ? Tiens, il faut que je pense à racheter du gel douche, la fin de celui-ci approche.

Des litres d’eau gaspillés plus tard, je retourne près de l’Homme vérifier qu’il soit bien éveillé. Il dort encore, bien évidemment. Un baiser, des caresses dans les cheveux, et le tour et joué. Doucement, il ouvre les yeux et me souris. L’heure tourne, plus que quelques minutes à pouvoir profiter l’un de l’autre devant un bon petit déjeuner. L’eau est chaude, le thé est prêt. Le Chat, rassasié, s’est recouché sur le canapé. Nous échangeons alors quelques gateaux, quelques mots. C’est l’heure, j’enfile mon manteau. Mon écharpe. Mon bonnet.

“A ce soir”
“Je t’aime”
“Moi aussi”

Photo de hsmithphotography

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